Grippe aviaire : « Il faut préparer l’avenir de la filière »

 

Réunion du comité de suivi de l’épizootie d’influenza aviaire, jeudi 5 janvier, à la préfecture du Gers. ©franckmontauge.fr

Invité à s’exprimer lors du comité de suivi de l’épizootie de grippe aviaire réuni ce matin à Auch par le préfet du Gers, le sénateur Franck Montaugé a proposé que soit saisi le conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (organisme présidé par le ministre de l’Agriculture) afin qu’une réflexion soit engagée au niveau national sur la question des modèles économiques et de l’organisation de la filière avicole.

« Il est impératif de consolider et de pérenniser la filière avicole, de la mettre en situation de prévenir et de circonscrire les épidémies du type de celles qui nous frappent depuis deux ans et qui, je le crains, risquent de se reproduire », a notamment déclaré Franck Montaugé qui souhaite que cette démarche à caractère technique d’expertise et de préconisation au niveau national alimente au niveau régional le futur schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (Sraddet) que doit concevoir et adopter la Région Occitanie.

Dans le cadre de ce schéma, il est en effet prévu d’élaborer un plan régional de l’agriculture durable (PRAD) qui pourrait utilement prendre en compte les enjeux et dispositions de gestion des risques sanitaires que connait la filière avicole. « Nous devons engager avec l’ensemble des acteurs concernés une démarche de fond pour consolider  l’ensemble de la filière et soutenir ses acteurs. Il ne s’agit ni de faire table rase du passé ni d’imposer un seul modèle à tout le monde, mais de trouver les moyens de se prémunir contre les conséquences dramatiques de ces épidémies pour l’économie gersoise », ajoute Franck Montaugé.

En ce qui concerne les conséquences immédiates de la crise, Franck Montaugé souhaite que le solde des indemnités de la crise de 2015 soit versé de toute urgence et que les éleveurs et producteurs puissent avoir une bonne visibilité sur le calendrier des mesures à venir. « Dans la difficulté, on ne peut se battre et on ne peut garder le moral sans avoir une bonne visibilité sur les étapes à venir résultant de l’arrêté du ministère », dit-il en écho aux témoignages de producteurs qui envisagent de tout arrêter et de se reconvertir.

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